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Colloque interdisciplinaire « Vers une robotique du traduire ? »

28-29 sept. 2020
Université de Strasbourg, amphithéâtre Pangloss - Strasbourg (France)

http://robotrad2020.sciencesconf.org

L’apparition sur la toile en 2017 de nouveaux services de traduction reposant sur des algorithmes d’intelligence artificielle comme DeepL et Google Translate correspond à un nouveau bond en avant en matière de traduction automatique. Ces systèmes récents, comme les systèmes de la génération précédente de traduction automatique statistique et de traduction automatique statistique factorisée, fonctionnent à partir de grands corpus alignés et produisent une ébauche de traduction dont la qualité est comparable, voire meilleure que certaines traductions humaines. Il s’ensuit que pour produire une valeur ajoutée, le traducteur doit apporter un plus par rapport à la machine. Ce plus peut être inhérent à certains domaines où l’emploi de la machine n’a en soi guère d’intérêt du fait de la dimension essentiellement esthétique de la traduction : c’est le cas des traductions littéraires qui, si de nombreux travaux de traductologie universitaire y prennent appui, ne représentent qu’une petite partie de l’activité de traduction professionnelle existante. Comme de surcroît la machine permet des gains de productivité de l’ordre de 150 à 200% (certains traducteurs atteignent des rendements de 6000 à 8000 mots par jour), la technique de la post-édition tend à s’imposer de plus en plus dans les industries de la langue, ce que confirme en 2017 la sortie de la norme ISO 18587 (Services de traduction — Post-édition d'un texte résultant d'une traduction automatique — Exigences). Cette technique de post-édition pose un dilemme au traducteur : accepter de ne pas être à l’origine de sa propre traduction ou disparaître à terme. Ce colloque a pour but de réunir aux fins de bilan/état des lieux/échanges des informaticiens spécialistes de l’apprentissage profond (deep learning) en traduction, des traducteurs professionnels (par le biais de la SFT - Société française des traducteurs) ainsi que des enseignants-chercheurs spécialistes de l’enseignement et/ou de la recherche en traduction. En effet, le développement fulgurant de l’intelligence artificielle oblige non seulement les traducteurs professionnels à s’adapter, mais aussi les formations en traduction ainsi que la recherche afférente. Les approches mises en dialogue dans le cadre de ce colloque convoqueront donc autant l’informatique que la linguistique, la traductologie, la traduction et la didactique des langues.
Discipline scientifique : Informatique et langage

Lieu de la conférence
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