Nouvelles Lettres Portugaises.

22-23 nov. 2012
22 novembre 2012 Salle Bourjac Sorbonne 17 rue de la Sorbonne 75005 – Paris 23 Novembre Délégation à Paris de la Fondation Calouste Gulbenkian 39 boulevard de la Tour Maubourg 75007 - Paris - Paris (France)
Quarante ans après la parution des Nouvelles Lettres Portugaises, de Maria Isabel Barreno, Maria Teresa Horta et Maria Velho da Costa (1972), le colloque international « Nouvelles Lettres Portugaises, généalogies et générations » se tiendra à Paris les 22 et 23 novembre 2012. Il est organisé conjointement par l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3, le Centre Culturel Calouste Gulbenkian à Paris et l’Institut d’Etudes Comparées Margarida Llosa de la Faculté des Lettres de l’Université de Porto. Il est intégré dans le calendrier du projet « Nouvelles Lettres Portugaises 40 ans après » piloté par la Faculté de Lettres de Porto (Ana Luísa Amaral) et financé par la Fundação para Ciência e Tecnologia. Ce projet se déroule sur les années 2011, 2012 et 2013 et travaille à un état de la réception mondiale de l’œuvre. L’équipe française s’est constituée au sein du laboratoire de recherche CREPAL (Centre de Recherche sur les Pays Lusophones) de l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, sous la coordination de Madame le Professeur Catherine Dumas (cat.dumas@free.fr). Le colloque concernera des participants des différentes équipes intégrées dans ce projet international ainsi que de professeurs et doctorants des universités françaises. En écho aux Lettres de la religieuse portugaise du XVIIe siècle, Les Nouvelles Lettres Portugaises constituent un pamphlet contre l’idéologie en vigueur pendant la période qui a précédé au Portugal le coup d’état du 25 avril 1974. Les « trois Marie » y dénoncent, entre autres, la guerre coloniale, le système judiciaire, l’émigration, la violence, la situation des femmes. L’actualité du livre reste entière puisqu’il est lu aujourd’hui par la critique à la lumière des théories féministes les plus récentes ou de théories émergentes (queer). Il repousse les limites du genre littéraire entre récit, poésie et roman épistolaire. Ce refus des frontières normatives a également des incidences sociologiques, historiques et politiques. Cette œuvre passe frontières se définit avant tout par l’excès, comme l’a compris Maria de Lurdes Pintassilgo dans sa préface à la première édition, et c’est bien dans ce sens que le colloque propose de travailler ses généalogies et ses générations. Au-delà de l’intertexte revendiqué des Lettres de la Religieuse Portugaise, un réseau de filiations reste à trouver : de Sapho au romantisme et à la littérature féminine de la première moitié du XXe siècle, en passant par les chansons d’amis, la littérature libertine, la littérature de couvent (outeiro) et bien d’autres. Les généalogies se révèlent être des vecteurs de réinterprétations fondatrices d’une génération d’écrivaines occidentales. Cet effet de génération pose les bases imaginaires, esthétiques, philosophiques et géopolitiques qui permettront des engendrements multiples dans la postérité de l’œuvre. Nous constatons en effet que, au-delà de la production littéraire des trois auteures qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui, Les Nouvelles Lettres Portugaises sont paradigmatiques pour les générations actuelles et futures d’écrivains, de dramaturges, de poètes et d’artistes plasticiens. Ainsi, tous les modes de réception de l’œuvre pourront être envisagés.
Discipline scientifique : Sciences de l'Homme et Société

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