LES PATIENTS DANS L ECOSYSTEME DE SANTE

1-2 déc. 2014
1er Décembre au Palais du Luxembourg, salle Monnerville 2 décembre à l'ISCC, 20 rue Berbier du mets 75013 PARIS - PARIS (France)
Actif, impliqué, informé, éduqué, mobilisé, concerné, autonomisé : ainsi apparaît aujourd’hui la figure idéal-typique du patient, de l’usager, du consommateur et du citoyen dans le secteur de la santé. De la recherche fondamentale ou clinique, à l’exercice de la médecine, en passant par la politique, le droit, le journalisme, l’information ou encore la communication de la santé, sans oublier l’innovation technologique et les médicaments, le patient n’est plus considéré comme le récipiendaire passif des soins, mais comme un acteur incontournable et omniprésent de l’écosystème de santé. Ce mouvement est traversé de diverses manières par des enjeux d’information et de communication qui concernent tout à la fois l’identité des parties prenantes, l’ordre des relations de défiance ou de confiance qui s’établissent entre les acteurs profanes et professionnels, la nature des informations possédées, échangées et distribuées par et entre les parties prenantes, les outils d’information et de communication mobilisés, etc. Plusieurs phénomènes hétérogènes en témoignent : a) la multiplication des associations de patients depuis les années 1980 qui assurent, en plus du rôle d’information et de soutien aux malades, une participation à la recherche fondamentale et clinique en lien avec des chercheurs, des médecins et des institutions de recherche et de santé. Ces institutions ont développé de leur côté, spontanément ou de manière organisée, des partenariats avec des associations de patients ; b) l’essor du paradigme de la « recherche translationnelle » dans les sciences de la vie et de la santé prônant des relations directes et bidirectionnelles entre la recherche fondamentale et la recherche clinique en hôpital dans le but notamment d’assurer une meilleure prise en charge des patients en intégrant ceux-ci en amont du processus de recherche et d’innovation ; c) la mise en place aux niveaux régional, national, européen et international de dispositifs variés de prise en compte et d’implication des patients et citoyens dans la politique de santé pour des raisons démocratiques, morales et éthiques, mais aussi pratiques ; d) les évolutions du cadre légal concernant les droits individuels et collectifs des patients et les responsabilités des professionnels de la santé ; e) l’autonomisation croissante des patients et citoyens via : e1) une expertise de plus en plus affirmée grâce au développement, à côté de l’information médicale spécialisée des professionnels de la santé, d’une information de santé grand public avec la médiatisation accrue des affaires de santé dans la presse et l’audiovisuel ainsi que la démultiplication de l’offre d’information de santé sur Internet qui non seulement facilite l’accès à l’information mais aussi l’expression du profane sur la toile et face aux professionnels ; e2) l’innovation technologique et l’usage, dans un cadre médical ou non, de dispositifs spécialisés ou grand public (banques de données, applications pour Smartphones, appareils de diagnostic ou d’alerte automatiques, objets communicants, etc.) permettant d’établir soi-même ou de manière automatique des diagnostics et modifiant en profondeur le rapport du praticien au patient pour la prévention, la surveillance, le traitement, etc. Ce phénomène qualifié de « santé mobile » et d’ « auto-mesure de soi » est distingué ici de la télésanté, télémédecine ou de la e-santé qu’on laissera de côté. Le colloque international « Les patients dans l’écosystème de santé : questions de communication », a pour objectif général d’apporter des éclairages sur ces phénomènes en portant toujours attention aux questions d’information et de communication.
Discipline scientifique : Santé publique et épidémiologie

Lieu de la conférence
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