Orientation et genre : choix typiques et atypiques. Facteurs et conséquences

27 mars 2020
Université de Lille-Campus Pont de Bois- Villeneuve d'Ascq-salle A4.122 - Villeneuve d'Ascq- (France)
La féminisation du marché du travail est indéniable, puisque la population active est composée de 48% de femmes et 52% d’hommes (DARES, 2017). Toutefois, elle ne s’est pas accompagnée d’un rééquilibrage des places dans le travail, que ce soit au niveau des secteurs d'activité ou des postes occupés. Ainsi, les femmes sont concentrées à 77,5 % dans 12 des 87 familles professionnelles, liées à l’éducation, la santé et l’action sociale (68,8 % de femmes) et l’aide à la personne (67,5%) (Buscatto & Fusulier, 2013 ; Laufer, 2014). En revanche, elles sont en minorité numérique dans l’industrie automobile (18,9 %) ou dans la construction (11 %) (Vouillot, 2014). Si les hommes sont perçus, plus que les femmes, comme possédant des traits de personnalité agentiques (compétent, sûr de soi, dominant), les femmes sont, quant à elles, perçues davantage comme possédant des traits communaux (affectueuse, à l’écoute des autres, solidaire) (Bosak, Sczesny, & Eagly, 2008). Les emplois demandant force physique, agressivité ou autorité seraient alors réservés aux hommes, alors que ceux exigeant patience, compréhension, calme seraient perçus comme correspondant davantage aux femmes (Maruani, 2003 ; Mazilescu & Gangloff, 2013 ; Vouillot, 2014). Au moment de faire des choix d’orientation, les jeunes auraient conscience de cette répartition du monde du travail et des représentations et stéréotypes attachés, ce qui les amènerait à privilégier certaines formations en fonction de leur sexe. Pourtant, certain-e-s élèves « transgressent » les normes de sexe (Gianettoni, Simon-Vernot & Gauthier, 2010), même si les filles envisagent plus que les garçons d’exercer un métier atypique. Ainsi, pour Gianettoni et al. (2010), le choix d’une formation ou d’une profession atypique serait plus coûteux pour les garçons car les normes masculines sont davantage valorisées dans notre société. Comment aider et accompagner ces élèves qui font le choix d’une orientation atypique ? Le regard croisé de chercheur.e.s et professionnel.le.s devaient nous permettre d’élaborer certaines pistes d’action.
Discipline scientifique : Sciences de l'Homme et Société

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